Roses

Roses
C'est ainsi que tu pars,
Les beaux jours sont finis.
Tu hantes ma mémoire
Et ton âme m'oublie.

Que fera le manoir,
Quand vide sera le lit
Où autrefois naquit
Une passion immortelle?

Pourquoi as-tu rompu
Telle la troisième moire
Ce fil d'or si pur,
Désormais tout est noir.

Quelle est ta vue sincère?
Nébuleux fondements!

Un pensum acharné
Ne pourra point ôter
De ton âme obstinée
L'omniprésente icône
D'un innocent dandy;
Il hantera tes nuits!

Aucunes duperies,
Ni même jalousie;
Point de malentendus,
Suis-je trop ingénu?

Ne me fais point languir,
Ce serait tant souffrir!

Réminiscences gravées
Hanteront tes pensées;
Elles briseront ton coeur
Régnera la douleur.

Durant l'année passée,
Ce fut trop éprouver.
Gare, je n'attendrai point
Que les roses se fanent,
Que le parfum s'épuise.

Dilemme irrécusable,
Et choix inéluctable
Il faut ainsi finir
Car trop d'indécisions
Mènent à la perdition
.

# Posté le lundi 16 février 2009 11:15

Modifié le mardi 17 février 2009 05:40

picture by Marquis de Beaumont

picture by Marquis de Beaumont

# Posté le mercredi 14 janvier 2009 15:26

Villedieu les...

Villedieu les...

# Posté le lundi 08 décembre 2008 06:19

BOBO et YOUYOU

BOBO et YOUYOU
Ils passèrent auprès de nous, mais leurs visages tournés l'un vers l'autre, se serrant flanc contre flanc, comme s'ils avaient voulu se pénétrer, entrer, lui dans elle, elle dans lui, et ne faire qu'un seul corps à deux, en ne regardant rien qu'eux-mêmes. C'étaient, aurait-on cru à les voir ainsi passer, des créatures supérieures, qui n'apercevaient pas même à leurs orteils la terre sur laquelle ils marchaient, et qui traversaient le monde dans leur nuage, comme, dans Homère, les Immortels!
De telles choses sont rares à Paris, et pour cette raison, nous restâmes à le voir filer, ce maître-couple, la femme étalant sa traîne noire dans la poussière du jardin; comme un paon, dédaigneux jusque de son plumage.
Ils étaient superbes, en s'éloignant ainsi, sous les rayons du soleil de midi, dans la majesté de leur entrelacement, ces deux êtres... Et voilà comme ils regagnèrent l'entrée de la grille du jardin et remontèrent dans un coupé, étincelant de cuivres et d'attelage, qui les attendait.

# Posté le dimanche 07 septembre 2008 12:16

Modifié le vendredi 12 décembre 2008 14:25